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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 14:22

 

 

Tant que nous expérimentons en nous un état

Nous pensons son opposé comme un complément nécessaire

Et le manifestons parfois sans jamais le vivre vraiment.

 

Prenons l’exemple de l’ordre,

Tant que le désordre nous habite

Chacun  de nos gestes est désordonné

Et nous rangeons par à coup

Sans que cela dure.

 

Il en va de même de la paix

Tant que l’intranquilité nous habite

Chacun de nos gestes est inquiet

Et nous nous arrêtons par à coup

Sans que cela dure.

 

Le changement s’opère

Par une attention minutieuse

A la manière dont les choses

Se posent en nous dans le moindre geste

Et l’instant dure .

 

 

Lise

 

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Published by lilou - dans poésie
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commentaires

kea 14/05/2010 18:34


L'attention au "plus petit" au "rien" comme tu dis Lilou
j'en deviens de plus en plus amoureuse
et c'est comme une musique au fond de moi
constante et qui, si je l'écoute, prend le dessus
et parfume chaque moment que je vis.


lilou 20/05/2010 07:35



Et ce parfum dure ..comme une empreinte. Merci Kéa



catherine2 10/05/2010 10:35


experimenter un état, comme une energie intuition qui met sur le chemin, plutôt qu'une energie vérité versatile qui répond à un désir ..


lilou 20/05/2010 07:30



Oui, l'intuition est un bon guide...Merci Catherine



frédéric 10/05/2010 05:25


je me demande si c'est l'expérimentation de l'état, ou les croyances développées à partir de cet état.
Expérimenter l'état dans lequel je suis me semble au contraire porteur de plénitude, dans cette acceptation, ouverture, invitation à ce qui est
mais si le "mental" commence à partir sur ce que je devrais être (comme par exemple en effet son opposé) ou ce qui pourrait être, là commence le "malheur" pour moi.
Non ?

je t'embrasse

frédéric


lilou 10/05/2010 08:48



Oui Frédéric, le malheur commence quand nous ne voulons pas être ce que nous sommes à partir de l 'idée de ce que nous devrions êtres.
et peut être que le terme expérimentation est mal choisi..


Je voulais exprimer l'idée que tant que nous vivons un état nous le manifestons à travers tous nos gestes( il dure ) tout en ayant une perception mentale de son opposé comme
possible (il passe )
Changer d'état  suppose de l'intégrer en chacun de ses gestes afin qu'il devienne durable .
C'est l'attention au "plus petit" qui pose la durée.
Merci Frédéric.



sevim 10/05/2010 00:56


Une telle attention qui dure est dure à maintenir, mais n'est-ce pas plus dur de vivre sans elle? Merci Lise de ces constants rappels à l'instantanéité...comme j'aimerais, oui , que cela dure plus
d'un instant. L'intranquillité vient de l'impatience mise dans toute chose, du vouloir . Et je voudrais, oui, je voudrais...ne rien vouloir.


lilou 10/05/2010 08:57



Pour que cela dure plus d'un instant..il suffit de mettre les instants bout à bout
"ne rien vouloir" devient alors" vouloir le rien"..manifester le "rien" dans chacun de ces gestes.
Pour simplifier j'ai pris l'exemple de l'ordre mais cela est pareil pour toute chose.
Merci Sevim



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