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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 20:47

 

 La souffrance a franchi

Le seuil de ma maison

Elle était sous mes pas

Je n'ai pas pris garde

Et l'ai portée avec moi.

 

Elle s'est répandue

Dans mon timbre de voix

Mes gestes saccadés

Et ce regard si noir

Qui crie mon désespoir.

 

Elle s'est installée

Sur toute la maisonnée

Se posant sous mon toit

Jusqu'au moindre recoin

Elle a chassé la joie.

 

Et l'enfant me regarde

Le chat ne comprend pas

Les fleurs sont sur leur garde

Et les pierres aux abois

Face à ce désarroi.

 

Il faut que tout soit calme

Dit la colère en moi

Et que chacun s'applique

Pour que cesse l'émoi

De la vie qui me bat.

 

Il était pourtant simple

De laisser à l'entrée

Les soucis, les idées

Et les menus tracas

Qui traînaient sous mes pas.

 

Pour trouver le repos

Et savourer la paix

Que la maison respire

A l'orée d'un sourire

En carressant le chat.

 

Allons rouvrir la porte

Et déposer bien bas

Cet hôte indélicat

Accroché à nos pas

Par Amour pour la Joie.

 

 

Lise

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by lilou - dans poésie
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commentaires

ambreneige 02/10/2011 09:03


je ne crois pas qu'il soit toujours "pourtant simple" de laisser à la porte tous nos soucis :-(


lilou 06/10/2011 12:05



Ce qui est "simple" n'est pas forcément facile !



Yog 25/08/2010 08:35


Très beau! Le 2ème paragraphe me parle tout à fait. L'autre ne comprend pas et parfois je n'ai pas le courage de lui dire pourquoi. La peur de blesser ou du conflit même s'il en est la cause.


lilou 25/08/2010 18:42



Parfois la souffrance, posée en nous comme des grains de poussière, nous est devenue si familière que la cause nous échappe, alors nous ne savons pas en parler..et nous la
subissons.  Merci Yog


 



Frédéric 21/07/2010 18:01


Dans la tradition juive, il y a à l'entrée de la maison une Mezouzah ( http://goo.gl/xoZ6 ) un petit rouleur de cuivre contenant un passage de la Bible, et il est de coutume de la toucher en
entrant

En dehors de leur tradition, quand je vois ce geste, je pense justement au fait de laisser ainsi à l'extérieur nos pbs pour ne pas les rentrer dans la maison et sachant qu'il suffira de la touche
en sortant pour les récupérer (personne ne nous les aura volés ;) )

Bien sûr cela n'est pas leur tradition, ce n'est qu'une métaphore que j'y ai vue

bises joyeuses

frédéric


lilou 29/07/2010 14:57



Belle métaphore..le geste lié à l'idée crée le " possible " cet espace en nous ouvert à la Vie.
Merci Frédéric.



Francoise-Louise 18/07/2010 09:19


Je crois que le temps est à la souffrance ce que le feu est au liquide.
Il la transforme en vapeur, tout autant présente mais nettement moins envahissante et brulante, à condition de ne pas tenter de l'emprisonner et de participer à sa sublimation qui est son sens
véritable.
Très beau poème engagé offert en exemple et en partage.
Amicalement


lilou 29/07/2010 14:42



"Transformer"..passer à travers la forme..
Voilà en quoi la Joie est un précieux outil..qui prend le temps comme moyen d'action .
Merci Françoise.



ambre 18/07/2010 07:19


@ Juliette, il est probable que le petit espace de douleur et d'amour qui est réservé en toi à l'enfant que tu as perdu, ce petit espace SERA jusqu'à la nuit des temps. Comment pourrait-il en être
autrement ?
"pleurer, c'est guérir" Miriam Greenspan


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