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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 20:50

 

 

Paul Valery en 1936 nous parlait du temps libre.

« J'ai signalé, il y a quelque quarante ans, comme un phénomène critique dans l'histoire du monde la disparition de la terre libre, c'est-à-dire l'occupation achevée des territoires par des nations organisées, la suppression des biens qui ne sont à personne. L'espace libre et le temps libre ne sont plus que des souvenirs. Mais, parallèlement à ce phénomène politique, on constate la disparition du temps libre Le temps libre dont il s'agit n'est pas le loisir, tel qu'on l'entend d'ordinaire. Le loisir apparent existe encore, et même ce loisir apparent se défend et se généralise au moyen de mesures légales et de perfectionnements mécaniques contre la conquête des heures par l'activité. Les journées de travail sont mesurées et ses heures comptées par la loi. 

Mais je dis que le loisir intérieur, qui est tout autre chose que le loisir chronométrique, se perd. Nous perdons cette paix essentielle des profondeurs de l'être, cette absence sans prix, pendant laquelle les éléments les plus délicats de la vie se rafraîchissent et se réconfortent, pendant laquelle l'être, en quelque sorte, se lave du passé et du futur, de la conscience présente, des obligations suspendues et des attentes embusquées... Point de souci, point de lendemain, point de pression intérieure; mais une sorte de repos dans l'absence, une vacance bienfaisante, qui rend l'esprit à sa liberté propre. Il ne s'occupe alors que de soi-même »

 

 

Depuis qu’avons-nous fait sur la ligne du temps, nous pressant sans cesse de peur de manquer, insatiables, affamés, cherchant la liberté et le repos en de multiples activités censées nous délasser.

 Savons nous encore marcher sur «  l’espace qui n’appartient à personne » 

D’un pas qui  vibre avec «  le temps qui n’appartient à personne ».

 

 

 

Lise

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 07:36

 

Parfois, parlant d'un mode de vie, d'un état d'esprit, certains évoquent " la simplicité volontaire",
que d'autres associent à une forme de radinerie.
En moi cela suppose une distinction entre l'avoir et l'être.


Tant qu'on est dans "l'avoir" on peut être radin tout en se croyant simple,
en ayant la volonté d'être simple, car on est alors dans un comportement extérieur.

Quand on entre dans " l'être, que l'on s'accorde à la vie en nous qui elle même est simple,
alors on peut dire que la simplicité nous tient compagnie dans le fait que nos besoins naturels sont simples.

Le Simple ne fait pas de bruit si bien que chacun peut l'entendre,
mais nous sommes des êtres bruyants et donc nous le cherchons souvent.

La simplicité est avec nous chaque fois que nous ne la cherchons pas,
elle représente une manière de sourire à la vie .

 

Lise

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 13:25

 

"Cueille le jour présent et sois le moins crédule possible en l'avenir"
  (Horace - Odes )

 

 

Voilà qu'au fil des mots,

"Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes (possible)"

Me conduit aujourd'hui  à croiser "Carpe Diem".

 

Cueillir le jour

Est un geste délicat

Tout empreint d'allégresse

D'humilité et de constance

Car il ne fait que passer.

 

 

Lise

 

 

 

 

 

Un écho croisé ici

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 12:55

 

"Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes" ( Voltaire- Candide)

 

Longtemps cette phrase m'a heurtée par la naïveté et la passivité que j'y trouvais,
Mais elle revenait toujours comme une interrogation posée,
Une énigme pas encore assez mûre en moi pour porter ses fruits.
Il y avait là matière à "réfléchir",
Se pencher sur soi ( sa vie ) pour refléter Soi ( la Vie).

 

Aujourd'hui j'en suis arrivée à dire  ceci :
Ce "mieux " là ne se définit pas par rapport à un moins ( ou un pire)
Il est " ce qui surgit".
Voir ce qui surgit et habiter le courant de la Vie,
Se tenir tout entier dans ce jaillissement,
Voilà le Meilleur.

 

Loin d'être une acceptation passive de ce qui se présente,
Il est participation active à vivre le présent.
Ainsi lorsque courbée en plein soleil je peine à arracher des clous
Dans de vieilles planches pour en faire du bois de chauffage..
L'expression "tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes" signifie ceci :
Il y a le soleil, il y a les planches, il y a les clous et je suis ici à ce moment précis.

 

Monte alors une paix du coeur que je nomme Joie.

 

 

Lise

 

 

En échos d'autres mots croisés  ici et ici

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 12:09

 

   

 

Mon jardin me ressemble

Il est distrait.

 

Il oublie les consignes

Et les cordeaux tirés

 

Confond les lignes

Les rectangles, les allées

 

Et dans un grand désordre

S’applique à pousser.

 

C’est un savant mélange

De toutes les libertés,

 

Pour de belle manière

Ensemble les lier.

 

Afin qu’au fil des ans

Il soit toujours vivant.

 

Et devienne ce lieu

Où tout va doucement,

 

Du pas de la nature

Et de celui du vent

 

Qui sème ici et là

La saveur sous nos pas.

 

 

Lise

 

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 10:54

DSC01978.JPG

 

Les chats qui sont chez moi

Ne m'appartiennent pas.

Un jour ils sont passés par là.

 

En leur offrant l'hospitalité

Ils m'apprennent à me détacher

Aimer comme ils savent ronronner.

 

En prenant l'instant tel qu'il est

Tout entier attentif à le savourer

Une manière de rester sans s'attarder.

 

Lise

 

 

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 13:12

 

Inlassablement, la vie coule entre nos mains,

Ignorants, nous passons notre chemin

Préssés d'aller vers demain

Jusqu'au jour où, nous serrons les poings.

 

 

Epouser la Vie, la sentir couler

Comme un poignée de sable

Qui glisse entre les doigts

Unique et différente à chaque fois.

 

Variant à l'infini la gamme de nos vies

Selon la façon dont elle s'exprime

A travers chaque grain

Et selon la manière dont nous tenons la main.

 

Sans cesse renouvelée et pourtant toujours là

Simplement posée entre nos doigts.

Vivre, juste être là de tout notre poids

Intense et léger à la fois.

 

 

Lise

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 12:39

 

 

Le charme c’est ce qui reste

Lorsqu’on a tout enlevé.

L’idée de la jeunesse

Ou de l’âge avancé,

 

La manière de sourire,

De parler, de marcher,

 

Et comment se tenir

En toute société.

Tous les effets de style

Que l’on pourrait trouver

 

Et ces rêves inutiles

Qu’on s’apprête à gagner.

 

Alors comme la brume

Recouvre la vallée,

 

Surgie de nulle part

Et partout installée,

 

Vient cette lumière

Et ce parfum léger

 

Qui du coin d’un regard

Nous fait nous retourner.

Lise

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 13:05

 

 

A mesure qu’elle s’approche de son terme

Et chaque fois que nous sentons sa fin prochaine

S’élève en nous la question de la signification

De la vie dont nous avons la possession.

 

Qu’ai-je fais qui en vaille la peine

A quoi ont servi toutes mes actions

Mes espoirs, mes désirs, mes passions

Ont-elles eu un sens, ont-elles été vaines.

 

Nous avons tellement soif de sens

Que nous sommes prêts à prendre

Tout ce qui nous tombe sous la main

Pour tenter d’assouvir cet impérieux besoin.

 

Pourtant quelle que soit notre trajectoire de vie

Ce n’est ni l’avoir, ni le pouvoir,

Qui sont alors en jeu dans cet espoir

Mais l’intime conviction de pouvoir dire « je suis ».

 

Avec cet élan au cœur, cette vibration

Lorsque l’accord en nous répond à l’unisson :

« Voilà jusqu’à ce jour j’ai aimé la vie 

Si bien qu’en cet instant elle m’aime aussi ».

 

Lorsque de tout notre Etre nous avons servi

Suivant l’élan vital et résonnant à lui

Dans la manière unique dont nous portons la Vie

Si bien que rien ne reste que l’instant infini.

 

 

Lise

 

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 12:06

 

 

Lorsque nous avons la tête ailleurs,

Que font nos pieds ?

Ils courent pour tenter

D’attraper le meilleur.

 

Jusqu’à ce que la tête nous informe

Que nous sommes fatigués

Qu’il serait bon de ralentir ces pieds

D’un peu se reposer.

 

Quel toupet !

C’est pourtant bien par elle

Que tout a commencé

La voilà offensée de ce qu’elle a créé.

 

Si nous l’écoutons, inquiets,

Peut être irons nous nous coucher

Avec toutes nos idées prés de nous allongées

Satisfaites de nous voir disponibles à souhait.

Elles n’en finiront pas de venir et d’aller

Tourbillonnant sans cesse dans nos rêves éveillés

Nous laissant au lever encore plus fatigués

Que si nous avions continué de marcher.

 

Pourquoi  ne pas alors enfin décider

D’avancer  dans la vie sans savoir où aller

Tout entier appliqués à écouter nos pieds

Dans la manière qu’ils ont de se déplacer.

 

Et même si la tête n’a pas toujours compris

A quoi cela  peut nous avoir servit

Tant bien que mal, pas à pas, elle suit

Ce nouveau chemin débordant d’énergie.

 

 

Lise

 

 

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